Marketing, mode d’emploi

À écouter sur notre podcast "Marketing, Mode l'emploi"

 

Salut, mon nom c’est Laureline, je vais vous raconter l’histoire qui m’a poussé à partir à la recherche d’une solution marketing tangible, destinée aux propriétaires de PME.

Été 2008

J’attendais impatiemment que les clientes entrent dans la boutique. Il y avait beaucoup d’achalandage sur la rue Saint-Denis à Montréal, mais personne n’entrait. Pourtant, il y avait un gros « 70% de réduction » dans la vitrine. Une vitrine où les mannequins portaient les beaux tailleurs confectionnés par 2 designers d’ici, mes patrons.

Mais personne n’entrait aujourd’hui. Je me sentais inutile, à ne rien faire d’autre que d’épousseter des racks de vêtements déjà impeccable. Même si ce n’était pas mon entreprise, j’aimais l’effervescence d’une boutique bien remplie. J’aimais voir les factures s’empilées et les clientes heureuses d’avoir trouvé des vêtements qui leur faisait à merveille. Certaines d’entre elles venaient d’Ottawa, de Québec et même de Toronto pour acheter leurs nouveaux vêtements pour la saison.

Presque systématiquement, elles disaient « vous devriez donc avoir une boutique en ligne », mais les propriétaires en n’avaient pas envie.

J’avais l’impression que je pouvais aider, mais je ne savais pas vraiment comment. J’avais quand même quelques notions marketing que j'‘apprenais à l’école pendant mon BAC en commercialisation de la mode, mais rien de concret et facilement applicable. C’était décourageant. Je me disais : « Cette boutique mérite tellement mieux. ».

J’ai fini par quitter pour être vendeuse dans une autre boutique. Puis une autre encore. Au fil des ans, peu importe la boutique où je travaillais, c’était toujours la même formule marketing très axée sur la promotion, sur les rabais, sur les ventes.

Tranquillement, une idée folle avait commencé à germer en moi. Une idée que je n’osais même pas formuler à voix haute. J’avais envie, moi aussi, d’avoir mon entreprise! Je pourrais mettre en application toutes mes idées et mes connaissances. En plus, j’avais l’idée ultime en tête : celle de lancer une boutique en ligne de tailleurs pour femmes.

C’était décidé, j’allais être mon propre patron. J’allais devenir moi aussi entrepreneure!

Je me suis donc inscrite à un cours de soir pour apprendre comment mettre sur pieds mon entreprise. Ensuite, je suis allée chercher un ami en informatique qui avait accepté de me faire ma boutique pendant ses temps libres. Puis, j’ai trouvé un graphiste qui m’a fait un très beau branding d’entreprise et je me suis aussi entourée de couturières pour la confection de mes vêtements. J’avais même mes propres étiquettes!

J’allais créer le prêt-à-personnaliser. À partir d’un prototype affiché sur mon site internet, la cliente allait pouvoir créer son propre tailleur en choisissant ses boutons, son tissus, sa doublure, la couleur de son col, la longueur de ses manches… puis passer la commande en ligne. J’en parlais à tout le monde : mon amoureux, mes parents, mes amis. J’étais convaincue que j’allais révolutionner le monde.

Mais ça ne s’est pas passé comme ça.

Après des semaines, le site web n’était toujours pas fait. J’avais dépensé des milliers de dollars pour les photos, pour faire mes prototypes de vêtements, pour faire du modeling 3D, pour acheter les boutons, le tissu, etc.

Tout le monde me disait « Commence à vendre quand même en personne, en attendant ton site web. » C’est ce que j’ai fait. Je partais avec tout mon matériel pour aller au bureau ou à la maison d’une cliente. J’avais fait des catalogues de tissus et de modèles, et j’arrivais avec housses pleines d’échantillons de vêtements pour l’essayage. On choisissait ensemble toutes les composantes, pendant des heures. Puis j’achetais le matériel et j’apportais le tout à l’une des couturières. C’était assez laborieux comme processus.

Pour aller chercher de nouvelles clientes, je m’étais inscrite à deux groupes de réseautage, je publiais des trucs et conseils dans mon blogue, j’activais mon groupe Facebook (les pages Facebook n’étaient pas très à la mode!), j’envoyais des infolettres, j’ai fait de la pub dans le journal local, j’ai animé une émission dans une webtlélé… bref, j’ai essayé pas mal de choses.

 
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Dans l’épisode #1 de mon Podcast, je vous ai dit que je suis longtemps allée à l’école à la recherche d’un je-ne-sais-quoi. J’étais là pour apprendre plein de choses mais j’avais surtout la piqûre pour la publicité et la vente, alors quand j’ai commencé mon BAC en commercialisation de la mode, j’étais vraiment excitée à l’idée de faire des cours de marketing! Je voulais connaître et apprendre les tactiques qu’utilisent les professionnels pour bâtir leur branding et savoir comment ils font pour créer de la notoriété autour d’un produit. Mais, je crois que ce n’était pas vraiment l’objectif des cours de marketing.

Plus les cours avançaient plus je me décourageais. J’étais triste et vraiment déçue… parce qu’on ne m’enseignait pas vraiment des tactiques… mais plutôt les grandes théories du marketing tout droit sortie d’une brique de 540 pages. Je n’ai rien contre les gros livres, j’adore lire! Je n’ai rien non plus contre les auteurs de ces livres… mais j’ai l’impression qu’en marketing, ça ne reflète pas vraiment la réalité. Du moins, pour les entrepreneurs de petites entreprises. Donc, quand j’ai commencé mon MBA en 2014 et que pour le cours de marketing on m’a dit d’acheter la version 2 du même livre que j’avais dû lire quelques années auparavant, je savais que c’était perdu d’avance. Je n’étais plus triste, j’étais fâché. À la fin du cours de marketing, j’ai écrit une lettre à la direction de l’école pour me plaindre. Je ne suis pas super fière de ça … mais c’est pour vous prouver à quel point j’avais envie de sortir avec quelque de concret. Pour vrai, mon but ce n’est pas d’offenser les profs ou les auteurs des livres… mais j’ai l’impression que c’est toujours de la belle théorie, mais qu’il manque le côté pratique. L’expérience de mettre en application ce qui est enseigné. Puis, après seulement, de mettre par écrit ce qui a été appliqué. Ça manque de sueur, d’essaies-erreurs et d’expérience réelle.

Bref… C’est pour ça que j’ai envie de bâtir mon mode d’emploi marketing pour les entrepreneurs.

Pour avoir quelque chose de concret, de clair et qui va réellement les aider. Mais, par où commencer? C’est quoi l’étape #1, le point de départ ultime qui va vous permettre de bien assoir votre stratégie? Je sais que vous avez envie que je vous dévoile aujourd’hui cette première étape. Et je pourrais le faire. Je pourrais vous dire simplement la façon dont nous on s’y prend, nous chez Espace fluo, quand on commence à bâtir un plan marketing pour nos clients. Je pourrais même vous dire aujourd’hui notre mode d’emploi marketing de A à Z…

Mais ce n’est pas ce que j’ai envie de faire, parce que je me dis que je n’ai peut-être pas l’ultime façon de faire… et qu’il y a peut-être plein d’autres façons meilleures que la mienne!

C’est pour ça que j’ai décidé de me compliquer la vie un peu. J’ai demandé à 100 --entrepreneurs qui ont du succès et professionnels du marketing que je trouve inspirant, cette question : Selon vous, quelle est l’étape #1 d’une stratégie marketing qu’un entrepreneur devrait faire s’il souhaite acquérir ses 100 premiers clients en ligne? Pour vrai, je ne sais pas vraiment ce que ça va donner. C’est un peu comme partir à l’aventure les yeux fermés. Je ne sais pas si je vais avoir des réponses et je ne sais pas si les réponses vont me plaire… mais ce que je sais, c’est que ces personnes-là ont bûché fort pour arriver où elles sont en ce moment. Et j’ai envie de savoir par où tout a commencé et de vous partager des tactiques concrètes.

Ce guide marketing-là ne sera pas le résultat d’un One woman show.

Ça va être quelque chose d’unique, de tangible et d’authentique. Je vous laisse donc sur ça, sur ce suspense jusqu’à mon prochain podcast où vous pourrez connaître l’étape #1 de notre plan marketing digital destiné aux entrepreneurs.

(Fin de la retranscription de notre Podcast #2)