La première étape d'un bon plan marketing

 
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La semaine passée, je vous ai parlé du défi que je me suis lancée : celui de demander à des entrepreneurs c’est quoi l’étape #1 d’un bon plan marketing.

Tout cela est parti du fait que j’ai constaté que pendant mes études, on m’a enseigné plusieurs tactiques marketing… mais sans stratégie globale. De là ma quête de partir à la recherche d’un mode d’emploi marketing pour les entrepreneurs.

Pour avoir un bon plan, il faut avoir une bonne première étape. J’ai donc eu envie de regarder ce que les entrepreneurs, qui ont bien réussi, ont fait. Quelle première étape marketing ont-ils fait pour avoir le succès qu’ils ont présentement?

Je me suis lancé ce défi sans vraiment savoir si j’allais obtenir des réponses ou si les réponses allaient me plaire. J’ai même failli abandonner devant la tâche colossale que j’avais sous-estimée. D’abord, ce n’est pas évident de trouver courriel personnel des entrepreneurs … souvent on va sur leur site et on voit des info@l’entreprise.com, on écrit mais les courriels ne se rendent pas nécessairement à la bonne personne. Puis, lorsqu’on rédige le courriel, on ne veut pas écrire la même chose à tout le monde. On veut personnaliser le message pour montrer qu’on s’intéresse réellement à la personne et à son entreprise.

Bref, c’est quand même une leçon en soit : si vous souhaitez contacter des gens, des influenceurs ou autres pour les amener à participer à ce que vous voulez faire, prévoyez beaucoup de temps et ne vous attendez pas à recevoir une réponse de tout le monde.

Moi, j’ai eu 3 réponses. En fait, j’en ai eu 4, mais la 4e c’est une personne assez connue en marketing qui m’a répondu « non, je ne participerai pas. Bonne chance. »

Mais bon, ce n’est pas grave parce que j’ai adoré – vraiment adoré – les réponses de ceux qui m’ont réécrit. Je vous rappelle la question qui était : « Selon vous, quelle est l’étape #1 d’une stratégie marketing qu’un entrepreneur devrait faire s’il souhaite acquérir ses 100 premiers clients en ligne? ».

Même si j’ai vraiment travaillé fort pour mettre tout cela en place, c’était très motivant à faire. Beaucoup plus que si je vous avais simplement dit « voici l’étape #1 d’un bon plan marketing. »

Donc trois entrepreneurs qui m’ont répondu. Trois entrepreneurs que j’estime beaucoup, donc je suis vraiment contente d’avoir leur réponse.

Le premier, c’est Stéphane Guérin, le fondateur de Dashthis, un logiciel qui permet aux agences marketing de regrouper dans un même rapport, toute la performance d’une campagne publicitaire. Dashthis est une entreprise qui génère des millions par années et qui a des clients dans 70 pays à travers le monde. Donc Stéphane a clairement fait quelque chose de bien pour faire connaître son entreprise. Voici sa réponse :

Donc pour l’étape #1 : « Si on parle uniquement de marketing (parce que 100 clients, c'est plus que juste du marketing) ça serait de parler à ses 2-3 premiers clients et comprendre exactement pourquoi ils sont clients. C'est quoi le problème fonctionnel qu'ils veulent résoudre, comment ça les fait sentir d'être sans cette situation (avant / après), et comment ils se perçoivent après-coup dans leur univers professionnel. Le but est de mettre les bons mots sur le bobo et de bien saisir les dimensions émotionnelles. Le bon message bien communiqué, ça ouvre beaucoup de portes. En tout cas, moi ça été payant. On me demande comment j'ai fait... et je réponds "et bien c'est simple, j'ai demandé aux clients.»

Avouez que c’est vraiment excellent comme réponse! Moi il y a 3 passages qui me parlent beaucoup et c’est :

1- Comprendre exactement pourquoi ils sont clients

2- Mettre les bons mots sur le bobo

3- Bien communiquer le bon message.

En passant, je vous conseille de jeter un coup d’œil (ou plus qu’un!) à son blogue qui s’appelle le blogue à Steph au stephguerin.com, c’est vraiment intéressant et très bien écrit.

La 2e personne qui m’a répondu c’est Mario Rondeau, propriétaire d’Asperges Primera. Je ne sais pas si vous avez vu ce printemps passer sur les réseaux sociaux la vague de solidarité envers cette entreprise qui n’avait pas assez de staff, avec la covid, pour cueillir dans les champs, les asperges. Je vous jure que si je n’avais pas eu un bébé d’un an et demi avec moi à la maison, je serais allée les aider. Sérieusement, j’ai trouvé qu’ils ont vraiment bien réussi leur marketing relationnel, pour bien faire parler d’eux. Donc je suis vraiment contente d’avoir reçu cette réponse de la part de Mario :

« L'entreprise doit connaître ses forces et ses faiblesses afin de bien diriger sa stratégie. Le produit ou le service doit avoir un petit quelque chose de différent de la compétition. De mon côté, la qualité est au coeur de toutes nos actions. »

Il y a un passage que j’aime beaucoup, qui est : un petit quelque chose de différent.

On ne part pas en business pour faire la même chose que tous les autres, même quand on fait pousser des asperges…. Sérieusement, j’espère que ça vous aide, car moi je trouve ça très inspirant!

Le 3e entrepreneur est dans un domaine que j’aime beaucoup : la bière québécoise! Donc c’est Marc-André Filion, copropriétaire de Messorem. Pour vrai, toutes les bières que vous allez boire de Messorem sont excellentes et je ne suis pas la seule à le dire. Il y a environ 2 semaines, ils ont rendu disponibles des nouvelles bières sur leur boutique en ligne et tout est était sold out en 6 minutes! 6 minutes! J’étais sur mon ordi à peser refresh pour voir apparaître les nouvelles bières sur leur boutique et à me dépêcher à les acheter. Et malgré ça, je n’ai pas réussi à avoir tout ce que je voulais! Mais bon…clairement, l’équipe de Messorem fait plus que du bon marketing et ils ont des clients très, très fidèles… Voici donc ce que répond Marc-André quand on lui demande quelle est la première étape d’un bon plan marketing :

« Ma réponse est vraiment simple : Le tout commence avec l’image de marque, ça doit être accrocheur, original et surtout avoir un look d’assurance (professionnel). Le produit offert doit être, dans le meilleur des mondes, une nouvelle offre ou quelque chose d’une certaine rareté. Si les 100 premiers en ligne veut dire « Instagram » je dirais de follower les plus influents dans ton genre et talonner ces influences côté présentation de l’image de l’entreprise et présentation du ou des produit offerts. Bref ne pas être intimidé par les grands joueurs. Avoir une certaine confiance avec un style original et assumé, sans avoir peur de déranger. Le corpo c’est cool mais vulgariser un brin ne fait pas de tord émotionnellement, il faut oser. Moi à l’école j’ai appris (back in the days) par exemple, qu’une tête de mort pour un produit comestible était synonyme de toxique. C’est dangereux, pas bon… Punk comme nous le sommes on a décidé d’y aller avec la mort elle-même comme logo…Il y a des limites à prendre des risques, mais nous on a su l’assumer jusqu’au bout. »

Il y a plein de passages que j’aime beaucoup dans ce qu’il écrit, mais la phrase qui me parle le plus, c’est lorsqu’il dit Le produit offert doit être, dans le meilleur des mondes, une nouvelle offre ou quelque chose d’une certaine rareté. Cette phrase rejoint ce que Mario, d’Asperges Primera, nous dit : il faut un petit quelque chose de différent. Une nouvelle offre.

Et comment on fait pour créer ce petit quelque chose nouveau et différent?

C’est de la façon dont Stéphane nous l’a dit : en se tournant vers ses clients ou sa clientèle cible. C’est quoi le bobo qu’ils ont et qu’ils veulent guérir?

Donc la première étape de notre plan marketing, c’est exactement ça : Connaître le bobo de sa clientèle cible pour lui proposer une nouvelle solution, une nouvelle opportunité.

Et comment faire cela? Je vais vous en parler la semaine prochaine!

J’espère que vous avez apprécié ceci autant que j’ai apprécié l'écrire et l'enregistré. N’hésitez pas à me laisser vos commentaires, vos questions et vos suggestions, ça va me faire plaisir de vous répondre. Et si vous avez apprécié, n’hésitez pas à partager!

Merci et à la semaine prochaine.